Église SAINT-PIERRE / SAINT-PAUL du XIIème siècle
Portrait d'une centenaire
"Marie Charlotte", la cloche de l'église, fut bénite par Monseigneur Irénée La Grange, assisté de MM Adrien Vaugéan (curé de Nogent-Le-Phaye) et Charles Pasquier (Maire). Des arabesques et frises à décor végétal ornent sa robe. Une vierge et une tête de christ y sont également gravées.
Elle fut posée dans le beffroi du clocher le 27 octobre 1893."Marie Charlotte" ne fut pas l'unique cloche de l'église. Trois autres furent posées puis dépandues dont l'une d'elles pour la fonte de boulets et de monnaie en 1792 lors de la Révolution. La première, nommée Gabrielle, fut bénite le 15 mai 1744. Puis le 14 mars 1793, le chanoine de l'Eglise de Chartres et Chapelain honoraire de la Reine, a béni deux cloches "Pierre" et "Paule". Nous ne savons pas ce que sont devenues ces trois cloches mis à part que l'une d'elles fut refondue.
Extrait de "Notre Village" par Madame DEBONÉolienne Bollée du XIXème siècle
Rue des Colombiers
Lors des délibéraions du Conseil Municipal du 21 août 1892, Monsieur le Mair expose que les sources qui almentent la Roguenette sont à sec depuis quatres ans, que, depuis ce moment, la commune de Nogent se trouve sans eau et que les femmes sont obligées d'aller à Oisème ou à Chartres pour laver le linge, ce qui occasionne une grande perte de temps à elles et aux personnes obligées de les conduire
Après cette première délibération le Conseil Municipal envisagea l'établissement d'un lavoir sur le terrain que possède la commune auprès de la fontaine de l'église
Cependant l'Eglise n'approuva pas cette emplacement. Six ans plus tard, après avoir changé plusieurs fois d'emplacement, le lavoir est presque terminé sur le terrain cédé par M.LECOMPTE. Le 23 octobre 1898 l'éolienne Auguste Bollée est enfin en fonctionnement.
Histoire de l'éolienne Bollée
Vers le milieu du XIXe siècle, au moment où l’agriculture quittait l’ère des parcelles familiales pour commencer sa concentration, rendue nécessaire par l’accroissement de la population, plusieurs industriels ou ingénieurs s’attachèrent à développer des machines élévatoires mues automatiquement par l’énergie éolienne dans le dessein d’assurer une irrigation régulière des cultures en puisant dans les nappes phréatiques. Un de ces ingénieurs, par exemple, fut Dupuy de Lôme, surtout connu pour ses réalisations navales.
Malgré tout, ces éoliennes sont très imparfaites : d’abord le rendement, similaire à celui d’un moulin à vent, n’excède pas 20 % ; deuxièmement, même si un gouvernail permet aux pales de suivre la direction du vent, une surveillance continue est nécessaire pour diminuer la surface alaire en cas de grand vent.
Parmi tous les chercheurs se détacha bientôt Ernest Bollée du Mans qui, en 1868, déposa un brevet de machine éolienne hydraulique, complété en 1885 par son fils Auguste et exploité par leur successeur, l’ingénieur Edouard Lebert. Ces aéromoteurs présentent deux caractéristiques fondamentales : d’abord le moteur est une turbine constituée d’un stator formant déflecteur et d’un rotor, ce qui augmente le rendement, ensuite un dispositif remarquablement ingénieux met automatiquement la turbine au vent pour des vitesses normales, et, en cas de tempête, l’oriente en drapeau ce qui annule sa prise au vent.